Le chien a déjà largement fait ses preuves dans les avalanches et les catastrophes, pour la détection de mines, de drogue et pour l'assistance de personnes handicapées. Serait-il capable en plus
de servir l'homme comme co-thérapeute ?
Cette hypothèse fait sourire, surtout les médecins… pourtant depuis plusieurs années des chiens sont dressés avec succès pour avertir leurs maîtres de l'imminence d'une crise d'épilepsie, d'une chute du taux de sucre ou encore d'une hypertension latente.
Les témoignages irréfutables de patients confirment les capacités du chien dans ce domaine. Mais de là à imaginer que le chien serait en mesure de détecter la présence de cellules cancéreuses, il y a là un gouffre que quelques chercheurs ont osé franchir, malgré les railleries d'un bon nombre de membres de la communauté médicale.
D'après les tests réalisés par le Dr James Walker, à la tête de l’institut de recherche sensoriel médical de l'Université d'Etat de Floride le seuil minimum que le chien puisse détecter est de l’ordre de une à deux parties par trillion, c’est à dire 10 mille à 100 mille fois plus bas que le seuil de l’homme! C'est dire que les capacités sensorielles du chien sont extraordinaires à condition bien sûr d’avoir été dressé de façon très rigoureuse.
Duane Pickel, un policier américain spécialisé dans la recherche
d'explosifs, a accepté de tester ses deux chiens avec un dermatologue, le Dr Cognetta. Les chiens ont réussi avec une grande précision et dans plusieurs cas à identifier des mélanomes sur des patients.
Ces résultats étonnants méritaient une investigation scientifique. Des recherches très sérieuses et protocolées comme il se doit démarrent actuellement sur le cancer de la peau, du poumon et de la prostate aux USA et dans la renommée université de Cambridge en Grande-Bretagne.
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